2009-12-Chapoutier.jpgIl n'est jamais heureux de relater sur un blog une expérience malheureuse. C'est pourtant ce que je m'apprête à faire ici, maintenant, avec tristesse, déception et honte. Honte du comportement des responsables, ou plutôt irresponsables du site de vente de vins en ligne 1855, déception face à un service inexistant, allant de paire avec cette commande jamais livrée, et tristesse pour les autres clients devant être dans le même cas que moi, ainsi que pour les producteurs dont le travail n’est véritablement pas mis en valeur avec ces pratiques.

Cet article aurait pu se nommer « 1855, les grandes espérances d’un titre plein d’histoire »… Revenons près de 150 ans en arrière, dans la campagne bordelaise, au milieu des vignes. Nous sommes en 1855, le 18 avril. Sur la demande de l’empereur Napoléon III, la première classification officielle des vins de Bordeaux est établie pour l'exposition universelle de Paris. Les négociants de l'industrie vinicole établissent alors un classement en fonction de la réputation des châteaux et le prix de leur production, qui à l'époque était directement en relation avec la qualité. Passons outre les polémiques qui existent encore sur la qualité du classement. Ce vaste et intéressant sujet ne soutient pas le discours ici. Concluons seulement que cette date marque la naissance d’un nom 1855, qui deviendra synonyme de la qualité bordelaise. Un titre noble, bourgeois, presque aristocratique, dans tous les cas, respectable.

Il est bien triste qu’aujourd’hui il soit utilisé à mauvais escient, galvaudé, par les pratiques douteuses d’un commerçant en ligne : 1855.com.

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L’histoire commence en Août 2009. Je cherche à offrir des vins à un ami. Celui-ci revient d’ailleurs d’une dégustation dans le domaine Chapoutier, ravi d’ailleurs de la qualité de l’accueil, de la visite et des vins (Je ne peux que vous conseillez de vous y rendre). Le choix en était que plus facile. Restait à trouver le vendeur, ou plutôt le site.

Fort de plusieurs expériences positives avec Chateaux Online, je décidais de tester un nouveau site, dont le nom, 1855, me semblait un gage certain de garantie. Vérification faite, les magnums du Crozes-Hérmitages 2006 « Les Meysonniers » du domaine Chapoutier étaient disponibles à la vente. Tout s’enchaîne alors sans problème : sélection des vins, ajout à mon panier, confirmation de la commande, paiement et compte débité. Restait alors à attendre environ 10 à 15 jours pour recevoir les vins. 10 à 15 jours qui, à ce jour, sont devenus 4 mois…

4 mois donc que j’attends une commande déjà payée. Convenez avec moi que la période est longue, d’autant que le service commercial et après-vente est aussi inefficace qu’inexistant car la période théorique de livraison écoulée, j’ai contacté le service commercial du vendeur en ligne. Avant même la fin de mes propos, la personne en ligne m’indique qu’elle est en rupture de stock sur les références commandées et me propose un remboursement. Une rupture de stock ? Cela peut se comprendre, me dis-je alors, un silence radio non. Un remboursement ? Soit, très bien, mais cela ne remplace pas un cadeau prévu à une date et jamais donné, et, par conséquent un anniversaire raté. Je lui demande donc de rentrer en contact avec les stocks et de me faire une proposition, toujours dans le domaine Chapoutier.

Cela ne semble pas poser de problème. La personne prend alors mes coordonnées, me promettant de revenir vers moi le lendemain avec plusieurs suggestions. Nous étions mi-septembre. Nous sommes aujourd’hui en décembre. J’attends encore, je n’ai toujours rien reçu et mon compte est toujours débité.

Plusieurs conclusions :

  • N’achetez pas chez 1855. Mieux vaut en effet donner son argent à des œuvres caritatives. Le résultat sera le même mais vous aurez fait une bonne action.
  • Le service de 1855 est incompétent, pire inexistant.
  • Les vins du domaine Chapoutier ne sont décidément pas mis correctement en valeur par de telles pratiques. C’est dommage et cela ne récompense pas le travail fourni. Triste et dommage.
  • Je suis disposé à exprimer mes griefs à 1855 si la direction daigne lire cet article (Numéro de commande : 367534648936, Numéro de client : 372372533963)

PS : Vous ne trouverez pas de lien vers le vendeur, ni d’image. Il ne le mérite pas. L’article sera donc illustré par les vins Chapoutier, eux aussi d’une certaine manière lésés dans cette histoire.